tocqueville de la démocratie en amérique analyse

Alexis-Henri-Charles Clérel, vicomte de Tocqueville, couramment appelé Alexis de Tocqueville, né à Paris le 29 juillet 1805 et mort à Cannes le 16 avril 1859, est un homme politique, philosophe politique et historien français. En devenant le plus grand employeur de son pays, l’Etat s’impose comme un acteur économique majeur. Il est la cause et le remède à tous ses maux. Très en avance sur son temps, il prédit la guerre froide, les rancoeurs laissées par l'esclavage dans le Sud, l'obsession de la sécurité, et les risques encourus par la démocratie sur le long terme. Alexis de Tocqueville (1835), De la démocratie en Amérique I (première partie) 8 De ce moment j'ai conçu l'idée du livre qu'on va lire. Le premier tome de De la démocratie en Amérique, publié en 1835, est composé de deux parties. In the book, Tocqueville examines the democratic revolution that he believed had been occurring over the previous several hundred years. Vous remarquerez que « Le Meilleur des mondes » a été écrit en France et George Orwell, dont je vais vous parler désormais, a vécu en France lui aussi ! Nous avons déjà parlé plus haut des contre-pouvoirs qui permettent de canaliser la puissance de l’Etat. De la démocratie en Amérique (publié en deux livres, le premier le 23 janvier 1835, le second le 24 avril 1840) est un essai écrit en français par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, dans lequel il décrit puis analyse le système politique américain, et expose les possibles dérives liberticides de la passion de l'égalité chez les Hommes D’abord l’Amérique (tout de même ! La fiche schématique. Mais elle conduit en fait à limiter les divisions au sein du peuple : on se dispute pour savoir à qui la souveraineté sera remise, néanmoins on s’entend parfaitement sur les devoirs et les droits du souverain : « unique, simple, providentiel et créateur ». Il va considérer le passé de plusieurs pays aujourd’hui en démocratie, et pour cela il prend deux exemples. De la démocratie en Amérique - 1 : présentation du livre de Alexis de Tocqueville publié aux Editions Flammarion. La démocratie est donc mise en danger par la liberté démocratique, qui rend plus difficile l’éclosion de vertus civiques – savoir commander, savoir obéir – qu’elle exige plus impérieusement. Tocqueville reprend l’idée selon laquelle le peuple remet le pouvoir dans les mains d’une seule personne. >> La dangerosité de la démocratie selon Platon sur un post-it. Je n’ai donc pas cédé si facilement à la littérature anglosaxonne !) Ils mènent leurs affaires personnelles sans être inquiétés. Une bonne et une moins bonne nouvelle. Les hommes abandonnent donc la gestion des affaires communes à l’Etat : ils n’ont ni le goût ni le temps de s’occuper de ces choses-là. sur le type de régime égalitaire qui en naîtra. Il arrive aussi à amonceler les petits capitaux, ce sont les petits ruisseaux qui font les grandes rivières ! Tocqueville dénonce ainsi la disparition de l’indépendance d’esprit et de la liberté de discussion en Amérique. Plusieurs choses : le peuple ignorant (les chevaux « Malabar » et « Douce », notamment) ne sait prendre de bonnes décisions (croient que les choses s’amélioreront en travaillant toujours plus), et le maintenir ignorant le rend malléable. Si ces deux points sont vrais indépendamment, il faut cependant savoir qu’en des « siècles peu éclairés », l’effet de l’ignorance n’était pas égal d’un côté et de l’autre. Un pouvoir démocratique se doit d’imposer les mêmes règles à des personnes qui ne se ressemblent pas, ce qui a pour effet d’égaliser les peuples : « chaque citoyen, devenu semblable à tous les autres, se perd dans la foule ». La mauvaise nouvelle est que nos nations démocratiques européennes semblent suivre à la lettre la méthode pour tomber en servitude de sa propre égalité (omniprésence de l’Etat dans nos vies, haine des privilèges et de la différence sous prétexte que cela nuit à l’égalité, remise en ses mains de notre libre-arbitre… la liste est longue !). Bien plus tard dans le chapitre, Tocqueville nous montre combien l’Etat, en voulant nous aider, s’insinue plus loin dans notre vie privée. En 1831, Tocqueville, alors magistrat, fait un voyage d’étude aux États-Unis afin d’étudier le système carcéral américain. Tocqueville n’est pas le premier de son temps à tenter la traversée de l’Atlantique pour y décrire la vie dans ces nouveaux Etats. Find in this title: Find again. Ils préfèrent laisser s’en occuper le « seul représentant visible et permanent des intérêts collectifs, qui est l’Etat ». L’amour de l’égalité impose l’égalité. Ils remplacent l’ancienne noblesse, mais sont dénués de leurs privilèges, ce qui permet de les mener comme le bon peuple. De La Démocratie en Amérique is a classic French text by Alexis de Tocqueville. L’autre, de façon bien plus détournée et furtive, vers la servitude. Montrer que l’égalité des conditions est à la base de la société américaine et oriente aussi bien la vie politique, le gouvernement et les lois que la société civile ; en particulier au … L’industrie a besoin de routes, de ports, de canaux. La forme prise par le despotisme démocratique n’est ni ferme, ni autoritaire, pas d’armée ni de milice, mais simplement un pouvoir « immense et tutélaire », « absolu, détaillé, régulier, prévoyant et doux ». Alexis de Tocqueville est la figure de proue du libéralisme en philosophie politique. S’il existe des opinions communes dans toutes les sociétés, c’est seulement dans la société démocratique que l’opinion commune prévaut sans obstacle, car les autres sources possibles d’opinion ont perdu toute créance face à une certaine « tyrannie de la majorité ». Elle défait le lien social et le refait autrement : elle tend à placer les hommes dans une sorte d’état de nature, puis elle leur demande de reconstituer la société à partir de cette base. Avec l’égalité apparait aussi l’épargne ouverte à tous : « des âmes charitables ont conçu la possibilité de recueillir l’épargne du pauvre et d’en utiliser le produit ». Et enfin, l’Etat introduit « une nation dans chaque nation » : les fonctionnaires. En gommant les individualités ou les affaiblissant, l’égalité incite ou oblige les citoyens à se remettre tout entier à l’Etat. Les peuples démocratiques « ont pour l’égalité, écrit-il, une passion ardente, insatiable, éternelle, invincible » (De la démocratie en Amérique). De la Démocratie en Amérique, 4 vols. Ce fait est plus précisément l’opinion fondamentale selon laquelle les Américains voient le monde et conçoivent leurs tâches, droits et devoirs dans ce monde, car la loi politique de l’égalité démocratique pénètre les relations sociales et familiales. Elle peut donc donner naissance à l’individualisme, le « sentiment réfléchi et paisible qui dispose chaque citoyen à s’isoler de la masse de ses semblables et à se retirer à l’écart avec sa famille et ses amis, de telle sorte que, après s’être ainsi créé une petite société à son usage, il abandonne volontiers la grande société à elle-même » (De la démocratie en Amérique). Le gouvernement agit mal ? Autant de travaux qui vont être réalisés par des entreprises rattachées à l’Etat, lui donnant encore plus d’influence. De la démocratie en Amérique (II), IV, 6. Les hommes, n’ayant ni supérieurs, ni inférieurs, se considèrent dans leur singularité. Tocqueville craint donc les effets pervers de la règle de la majorité au cœur du fonctionnement des régimes démocratiques. >> La démocratie selon Spinoza sur un post-it. Ce pouvoir réunit l’ambivalence des volontés du peuple : le besoin d’être conduits et l’envie d’être égaux : « ils se consolent d’être en tutelle, en songeant qu’ils ont eux-mêmes choisi leurs tuteurs ». C’est donc pour cela qu’elles sont tant contrôlées par l’Etat, à leur création et dans leur fonctionnement : « après que l’Etat a examiné leurs statuts et autorisé leur existence ». « Dès que [la majorité] est irrémédiablement prononcée, chacun se tait, déplore le philosophe » (De la démocratie en Amérique). Tocqueville dénonce dans cet extrait célèbre de son De la démocratie en Amérique une des dérives graves qui peut affecter la démocratie, dont l’avènement est en marche dans ce XIXe siècle européen : la tyrannie de la majorité sur la minorité, qui peut passer par les voies insidieuses du conformisme intellectuel. A l’occasion d’une mission tout à fait administrative, Tocqueville nous livre un regard neuf pour un européen sur la société américaine encore méconnue sur le Vieux Continent. La marche vers la démocratie apparaît alors comme une tendance inéluctable à l’égalisation des conditions : « Mais ce ne sont pas seulement les fortunes qui sont égales en Amérique, précise Tocqueville ; l’égalité s’étend jusqu’à un certain point sur les intelligences elles-mêmes […] L’instruction primaire y est à la portée de chacun ; l’instruction supérieure n’y est presque à la portée de personne. 2017/2018 Il possède une finesse d'observation et d'analyse immenses. Université. Tu prépares des épreuves de dissertation ? Ainsi, les citoyens n’ont pas de gêne non plus à prêter à l’Etat ou à investir avec lui. Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. Quand toutes les opinions sont égales, l’homme démocratique tend à se rallier spontanément à l’avis du plus grand nombre, voire à ne plus tolérer les opinions minoritaires. Les hommes, n’ayant ni supérieurs, ni inférieurs, se considèrent dans leur singularité. Tocqueville en fait un trait caractéristique des sociétés. De plus, une autre barrière à l’existence de ces groupements est constituée par les hommes eux-mêmes : « ils ne sont pas éloignés de considérer comme de dangereux privilèges le libre-emploi que fait chacune d’elle de ses facultés naturelles ». Ils préfèrent laisser s’en occuper le « seul représentant visible et permanent des intérêts collectifs, qui est l’Etat ». Faire fuir ceux qui possèdent les connaissances (« Boule de Neige » contraint à quitter la ferme) permet de maintenir au pouvoir toujours la même caste (« Napoléon » le cochon tout puissant). Ce pouvoir secondaire n’est donc pas viable en démocratie. In 4 vols. Là où La Boétie ne donnait pas de raison (« un malencontre »), Tocqueville donne comme origine à cette servitude l’amour de l’égalité. La « masse confuse » qui survit n’a pas l’habitude et les capacités de gérer les affaires, elle va donc remettre tous les pouvoirs laissés vacants à l’Etat fraîchement instauré : « la centralisation devient un fait en quelque sorte nécessaire ». Ce pouvoir fort, que les hommes donnent à l’Etat au travers de l’égalité, est une première dérive apparente vers la servitude. Je hais les spams et protège vos données personnelles. Tocqueville nous met en garde dès les premières lignes. Je te donne une méthode. Pouvant légitimement imposer ses décisions à la minorité, la majorité risque de l’ignorer, voire de l’opprimer. Se prémunir du « despotisme démocratique ». C’est dans cet esprit que je travaille à rendre les grands concepts plus accessibles et les grands auteurs plus proches de nous. La société décrite par Tocqueville est très proche de celle de « l’Etat Mondial » d’Huxley, catastrophiquement dystopique quant au bonheur et au libre-arbitre de ses membres. Portrait d’un notable En 1850, date du portrait brossé par Théodore Chassériau, Tocqueville a déjà publié depuis 10 ans le deuxième tome de son De la démocratie en Amérique, où l’évocation de cette dernière est moins importante, laissant la place à une réflexion politique plus large.Chassériau est un élève d’Ingres relativement connu, apprécié de Delacroix par exemple. Il y défend l’intérêt d’une explication politique du politique et développe plus largement une théorie propre à la démocratie. Elles sont en effet censées représenter la volonté « du plus grand nombre ». La démocratie en Amérique repose sur l’égalité des conditions. De plus, Tocqueville déclare qu’une violente révolution est un excellent terreau pour un pouvoir unique et fort : une révolte sanglante entraine que « les classes qui dirigeaient les affaires disparaissent tout à coup dans cette tempête ». L’industrie est, d’après Tocqueville, un secteur très prisé de l’Etat. Tocqueville avait compris tout l’enjeu de l’éducation et nous explique ici que celui qui la détient possède tous les cerveaux très malléables de ceux qui constitueront plus tard le peuple. 646 sq. Il la présente au contraire comme le ferment d’une nouvelle société. Ces routes, ces ports et ces canaux, étant gérés par l’Etat, vont rendre l’industrie très dépendante de l’Etat. Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. L’auteur nous confie qu’il est nécessaire aux hommes de posséder « beaucoup d’intelligence, de science et d’art » pour engendrer dans la communauté des hommes individualistes en mesure de contrebalancer savamment le pouvoir de l’Etat. Son approche est totalement originale, passant dune philosophie normative qui prévalait chez les Classiques (Montesquieu, Rousseau ou les Grecs) à une approche descriptive et clinique de la démocratie. Le passé d’un peuple et la façon de fonder sa constitution démocratique a donc une influence. In 1831, Alexis de Tocqueville and Gustave de Beaumont were sent by the French government to study the American prison system. Tocqueville veut désormais nous expliquer comment un peuple devient démocratique. Lorsqu’il publie son essai De la démocratie en Amérique (1835), Alexis de Tocqueville est l’héritier d’un principe vaincu : l’aristocratie. Matière. Une grande révolution démocratique, s'opère parmi nous: tous la voient, mais tous ne la jugent point de la même manière. La bonne, d’abord : si Tocqueville nous peint de quelle façon un peuple démocratique sombre dans le despotisme, en nous indiquant très clairement l’avènement de celui-ci il nous montre aussi comment le combattre ! « La Ferme des animaux » … (Encore une œuvre anglophone, allez-vous me dire ! Une fois que tu auras téléchargé le résumé, je t'enverrai du contenu supplémentaire . Il dira plus loin que l’amour de la tranquillité publique est suffisante pour octroyer chaque jour davantage de droits et de pouvoir à l’Etat. Ce concept existait déjà, et a été notamment déjà expliqué par Etienne de La Boétie dans son Discours de la servitude volontaire : « soyez résolu à ne servir plus et vous serez libres ». Enfin, la complicité muette d’une élite (l’âne « Benjamin »), qui comprend ce qu’il se passe mais qui a d’autres choses auxquelles penser, permet de ne pas éveiller les soupçons du bon peuple. De la démocratie en Amérique est un texte classique français écrit par Alexis de Tocqueville sur les États-Unis des années 1830, sur les points forts et faibles du pays.. Bien que le titre \"De la démocratie en Amérique\" se traduise en anglais par On Democracy in America, il est mieux connu sous le titre Democracy in America. L’homme n’obéit pas à autrui qui est son égal : il préfère lui faire éprouver à chaque instant la commune dépendance à l’Etat dont ils sont tous les deux les objets : telle est la conséquence de l’égalité selon Tocqueville. Fiche de lecture de Tocqueville, de La Démocratie en Amérique Tome II, Partie 2 Salvador Romero. Mais la gloire de Tocqueville n’est pas seulement celle d’un analyste politique exceptionnel ; c’est aussi, depuis une trentaine d’années, celle d’un philosophe politique qui serait en même temps un classique de la … Peu après la publication de La Démocratie en Amérique, Alexis de Tocqueville défie les conventions en épousant le 26 octobre 1835 sa maîtresse Mary Mottley, qu'il a rencontrée à Versailles.C'est une Anglaise sans fortune et de six années plus âgée que lui.

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