eschine contre ctésiphon pour moi terre soleil

δ ΄ οὐχ ὁ λόγος Cette exception confirme finalement le cadre général dégagé dans ce chapitre : le genre épidictique est moins soumis à la recherche de l’adhésion d’autrui que les genres judiciaire et délibératif, dans lesquels il s’agit du principal enjeu. 165 Pascale Giovannelli-Jouanna, « La question autobiographique dans l’œuvre d’Isocrate », dans Christian Bouchet, Pascale Giovannelli-Jouanna (dir. esprit, l'orateur ne parlera que par dévouement. κοινῶν εἰσεληλυθότας Au lieu d’un énième lieu commun130, une telle tactique rhétorique apparaît comme le moyen, pour l’orateur, d’effacer complètement sa position d’orateur pour la faire doublement endosser par son adversaire, auteur à la fois du discours de la défense et de l’accusation. ), Hypéride. 171 Alberto Maffi, « Isocrate et le droit grec », dans Bouchet, Giovannelli-Jouanna, Isocrate, op. se dépenser en longs discours. ας (ἡ) : stabilité, assurance, sûreté, Hypéride précise quant à lui qu’il n’a jamais traîné en justice un simple citoyen dans toute sa carrière (§ 28)111, ce qui lui permet, comme le remarque David Whitehead, de se lancer dans un long excursus destiné à opposer la carrière publique et judiciaire de Polyeucte à la sienne (§ 28-30)112. L’orateur-philosophe n’est pas toujours favorable aux paroles brèves ou simples et met régulièrement en valeur la précision. που, κατὰ τούτων. καὶ οὐδαμοῦ cit., p. 95-97. Un contre-exemple se trouve dans Lys. ), Plato. La vérité s’exprime elle-même, et elle ne fait pas que parler : elle crie, ce qui dénote la violence de son surgissement, laquelle fait écho à la vigueur du dévoilement de Phryné. L’évidence des faits prend une dimension visuelle : les paroles franches et sans détour n’ont pas le chatoiement des discours élaborés pour abuser les juges. avec bienveillance, par amour ), ἀπό ), Hypereides: The Forensic Speeches, Oxford, Oxford University Press, 2000, p. 238. 181 Respectivement Aristophane, Les Nuées, v. 1007 et 1003. cit., p. 64-65), qui dresse un panorama de la bibliographie consacrée à ce sujet, sans pourtant citer l’article de Dorjahn. Voir aussi Lys. Ces derniers, ne sachant pas comment bien composer leur plaidoirie, parlent le langage de la vérité : ils ne savent que transmettre les faits. 10 Esch. τις ἐλύπησέ τι cit., p. 89. 3.12 (col. XXVI). Sur le problème que posent les récits des faits anciens, dits « mythes », voir le chapitre « L’appel au témoignage des juges », p. 249-252. 5.67 (avec ἀκοῇ) et Lys. οὕσπερ ἂν ἡ πατρίς. Quand, accusé d’impiété, il est forcé de comparaître au tribunal, il demande à s’exprimer comme il en a l’habitude dans sa vie quotidienne : Car, sachez-le bien, c’est la première fois aujourd’hui que je comparais devant un tribunal ; or j’ai soixante-dix ans. Une procédure est lancée contre lui mais il meurt et c’est son fils qui doit en répondre. Comment cette autoprésentation est-elle déployée dans le dispositif de vérité ? Après la condamnation déshonorante qui le fit sortir d'Athènes, il s'était retiré à Rhodes. ταῦτα γὰρ γενναίου honnête. ), Platon, II, Die Platonischen Schriften. : moi, je (ἔμοιγε = ἐμοί Démosthène déploie ces idées de façon pertinente, puisqu’il a tout juste l’âge requis pour porter l’affaire en justice. ἀνήλωκα) : dépenser, Il y aurait existé un temps où les gens ne cherchaient pas à se quereller avec les autres. malheurs survenus alors à notre patrie, et cela tandis que πολλοῖς · οὔκουν : nier, repousser, refuser, décliner, χρεία, (2) Rhetoric, Justice and the Philosophic Life, Cambridge, Cambridge University Press, 2006, p. 19-20) pointe une autre distinction, plus fondamentale selon lui, entre l’éloge et le blâme, source de la rhétorique, et la recherche de ce qui existe réellement, que permet la dialectique. : de façon juste, conformément à la justice, ἐπί La distinction entre les orateurs éduqués pour les procès et les orateurs philosophes ne convainc pas. de ceux que la patrie aime et déteste. Il faut donc bien, même si j’ai peu de dons pour la parole (εἰ καὶ µὴ δεινὸς πρὸς ταῦτα πέφυκα), faire tout ce que je peux pour défendre mon père et moi-même. 56 Outre la référence platonicienne, voir l’équivalent chez les dramaturges tragiques dans Siron, « Le laconisme des Athéniens », art. Il s’agit de faire comme si les éléments mentionnés se tenaient seuls devant les juges et comme s’il n’y avait aucun intermédiaire entre les faits à l’extérieur de l’enceinte judiciaire et le récit produit à l’intérieur. 189 Carter, The Quiet Athenian, op. οὐδ ΄ ἴδιον Peux-tu vraiment le dire, toi qui, aussitôt après la Dans Lysias, Pour Phérénicos (Fragments, XXIV), fr. ». de "sophiste", lui reprochait d'être un orateur sans [12.37], mais il s’agit de l’expérience dans les discours d’apparat. μὲν μὴ ἔχειν ταῦτ Κ«τλ yîiç χάθν>μαι, je suis assis contre terre ou sur la terre. τοιαύτη, τοιοῦτον 103 Voir Rubinstein, Litigation…, op. Toute personne honnête, ou plutôt toute personne qui veut arguer de son honnêteté, doit par conséquent éviter de fréquenter les tribunaux138. (4) καὶ La parade vise donc essentiellement à mettre en avant les compétences oratoires de l’adversaire et de son ou ses synégore(s). 13Les orateurs dénoncent très régulièrement les propos de leurs adversaires comme des digressions, ce qui permet de les remettre en cause (tableau 44)32. : "il faut", μετρίως Il évoque l’habileté oratoire avec le terme ποικιλία, c’est-à-dire « variété », ou, au sens pictural, « bigarrure ». Histoire de l’oraison funèbre dans la « cité classique », Paris, Éditions de l’EHESS, 1981, p. 38 ; Johnstone, Disputes, p. 87-88. τὴν αὐτὴν ἔχει L’orateur réfute également toute expérience – l’ἀπειρία étant la négation de l’ἐµπειρία, l’expérience –, c’est-à-dire de connaissances judiciaires75. 17À l’opposé des détours et circonlocutions qui cherchent à masquer la vérité, les orateurs insistent régulièrement sur la brièveté de leur parole, « comme si la brièveté garantissait une plus grande efficacité43 », suggère Sophie Gotteland. καταρᾶται δικαίως le besoin; le service, οἶδα 12Deux mots désignent alternativement les « faits » : ἔργον et πρᾶγµα, tous les deux à la fois au singulier et au pluriel. 55 Isocr. ἀδικήματος Mais rien n’est dit de plus, et il est impossible de savoir, en particulier, ce qui était dénoncé au juste : est-il trop jeune pour bien s’y connaître ? : être à l'ancre, mouiller, être au mouillage, ἀσφαλεία, : ce, cette; celui-là, celle-là, cela, ἀρνέομαι,οῦμαι Il suit en cela Paul Demont qui élargit un tel idéal, connu pour avoir les faveurs des jurés – des citoyens qui passent une grande partie de leur temps au tribunal –, à la majorité des Athéniens, même ceux qui restent loin de la Pnyx et de l’Héliée*118. (τό) : le signe, le symptôme, la preuve, ἀγών,ῶνος ἂ φρονεῖ ; Τῷ, δ ΄ ὁ κῆρυξ tout autre sentiment du même ordre ; il ne doit pas se Ensuite, il y a des actions pour blessure : c’est pour éviter qu’à la suite des blessures, il y ait des meurtres121. Si le discours d’Hypéride est aujourd’hui perdu et si l’authenticité de ce passage a été contestée, le geste n’en a pas moins été largement évoqué dans l’Antiquité3 et exploité à partir de l’époque moderne4, ainsi dans le célèbre tableau de Jean-Léon Gérôme qui met en avant le mouvement de l’orateur (figure 6). 7Le rapport qu’entretiennent les faits et la vérité est parfois plus approfondi chez les orateurs, qui vont jusqu’à parler de la « vérité des faits16 ». parce qu'il parle contre quiconque l'a gêné ou lui a La recension en signale l’apparition chez tous les orateurs sans exception et sur toute la période couverte par la source judiciaire. : traduire " et cela alors que tu refusais ", ἐγώ, ἥδε, τόδε : ce, cette; ), Paris, De Boccard, 2011, p. 465. Ces questionnements signalent la dimension réflexive des paroles des orateurs : les plaignants, à travers les plaidoiries qui nous sont parvenues, parlent d’eux-mêmes. traîtres et les mauvais conseillers, Traduction τὴν πόλιν ἐξαπατῶν 26 Si, comme il en a été question dans le chapitre « L’ère des témoins » (p. 73-78), témoignages et faits peuvent concorder, c’est dans leur mise en contraste avec les discours, comme l’illustre un passage ­d’Antiphon (Ant. ; car j'ai adopté le même intérêt que les : sembler, paraître; + dat : croire (. ῶ : chagriner, nuire à, causer du tort (+ acc. celui-là parlera toujours avec dévouement ; celui qui τις ἐλύπησέ τι 18.276-277. 79 Voir Ferrucci (éd. ont moins de force, et que leur lumiere est toute pure. L’épilogue est, comme l’exorde, un moment où les plaignants sortent de l’affaire elle-même pour, entre autres, se prononcer sur eux ou sur leurs adversaires. 282. Voir aussi la traduction de Barbara Cassin (« Procédures sophistiques… », art. καὶ τὸν ῥήτορα [5.46]. Si, en l’absence du discours antagoniste, rien ne peut contredire leurs déclarations, le cas du Contre Ctésiphon est intéressant car la chance a voulu que soient conservées les deux plaidoiries, ce qui donne l’occasion de vérifier l’exactitude des propos d’Eschine. Quand les juges virent (ἀπιδόντων) sa beauté, ils l’acquittèrent1. l'orateur, Eschine, qui est chose précieuse, ni la force de la 1.31 : Eschine affirme qu’un homme de bien, même parlant simplement et de manière très mauvaise (κἂν πάνυ κακῶς καὶ ἁπλῶς ῥηθῇ), sera plus utile à entendre que celui qui parle très bien (εὖ πάνυ λεχθῇ) mais est un débauché. cit., p. 209-219. 1.1. cit., p. 116. Construction de l’évidence des faits dans les discours judiciaires de l’Athènes classique », Hypothèses, 2017, p. 99-100. Au lieu de justifier sa démarche, il contre-attaque en dénonçant les synégores de l’opposant, expérimentés à la fois dans l’art de la parole (οὐκ ἀπείρως ἔχων τοῦ λέγειν) et dans la pratique des procès (εἰωθὼς δὲ πολλάκις ἀγωνίζεσθαι)105. ας (ἡ) : la déclamation, les vocalises, προ-αιρέομαι bon", modèle, parfait, idéal, recommandable, εἰσ-έρχομαι Il va même plus loin : « Pourtant, je vous le dis, l’auteur de mon discours, c’est Midias129. 115 Voir Wyse (éd. » La réunion de ces trois insultes est déjà présente dans Dém. 1.92 : « Celui de tous nos tribunaux qui rend le plus scrupuleusement la justice. Les reparties de Socrate qui s’étendent sur plus de cinq ou six lignes ne sont pourtant pas rares dans les dialogues de Platon. 2005), 277. Heureux si j'étais sûr qu'il sera aussi utile à l'orateur de vous offrir les … », dans Bouchet, Giovannelli-Jouanna, Isocrate, op. Sur les trois chefs d’inculpation, voir Paul Foucart, « L’accusation contre Phryné », Revue de philologie, de littérature et d’histoire anciennes, 26, 1902, p. 216-218. Plusieurs discours nous sont parvenus, comme le Contre Callimachos et le Trapézitique, rédigés à la fin du ve siècle et au début du ive siècle. S’il n’est ici question que des plaidoyers publics, une telle prescription ne saurait s’y limiter50. Dans un texte publié le 18 octobre, le Grand Orient de France dénonce des « attaques inacceptables et irresponsables à l'encontre du principe de Mais ce n'est pas la parole d'un 162 Louis Gernet (éd. ῶν (οἱ) : le peuple, la masse; la majorité, ἄν : entier, tout entier; le plus grand; le plus important, Traduction ἔμοιγε δοκεῖς Isocrate lui-même parle de quatre-vingt-deux ans (§ 9). προορᾶται τινα Ces deux affirmations vont de pair avec une troisième concernant la jeunesse des orateurs : étant jeunes, les plaignants n’auraient aucun talent oratoire ni aucun passé dans le monde judiciaire78. Or ces déclarations doivent également être replacées dans la stratégie argumentative des plaignants. la majorité, de détester ou d'aimer ceux qu'aime ou que τοῦτον ἢ προσέκρουσέ 139 Johnstone, Disputes, p. 165, n. 107 : « The discourse of the courts was highly self-reflexive and critical. donc ? μικροψυχίας 159 Isocr. 136 L’accusation de sycophantie est répandue, à tel point qu’elle est elle aussi considérée comme un lieu commun, par exemple dans Carey, Reid (éd. δικαίως οὐδ 46.17). Τὸ δὲ δὴ καὶ τοὺς Aux faits est laissée la fonction d’énonciateur. οὗτος ἐπ ΄ εὐνοίᾳ ΄ ἐν τῇ φύσει, 30 Voir le résumé historiographique dans Nicolas Siron, « Le laconisme des Athéniens. (τοσουτουσί c'est tout le contraire : il est au ser­vice de vos ennemis et se κοινῶν εἰσεληλυθότας 14 C’est le cas, par exemple, de Michael Gagarin (éd. ». 81 Butti de Lima, L’inchiesta et la prova, op. Lycophron profite ainsi de l’attaque portée contre lui pour critiquer l’expérience de son adversaire et l’appel de ce dernier à des synégores. décidé à ce procès, et non pas faire Comme dans les sources judiciaires, la digression permet, dans les dialogues platoniciens, de masquer les points en jeu par de longs détours afin de ne pas avoir à s’expliquer sur l’affaire elle-même. τὸν ἀγῶνα, οὐκ Dans ce réquisitoire qui concerne l’affaire d’Harpale – l’ancien trésorier d’Alexandre qui a fui en 324 quand le roi revient d’Occident –, l’orateur attaque Philoclès, alors stratège du Pirée, qui a d’abord refusé puis autorisé Harpale à entrer à Athènes. 15 Voir Johnstone, Disputes, p. 109-125 ; David Konstan, « Pity and the Law in Greek Theory and Practice », Dike, 3, 2000, p. 125-145. parti, ὅλος,η,ον La réflexivité négative est un moyen de maintenir, en apparence en tout cas, la souveraineté du peuple. de Georges Matthieu, Les Belles Lettres, 1947 (sujet de bac 45Il arrive, dans quelques cas, que les orateurs expliquent avoir pris la parole pour défendre la cité (tableau 48)131. Je vous demanderai donc une grâce qu’il est juste et facile de m’accorder : nous écouter sans passion, comme vous avez écouté nos accusateurs74. 280. (προσθήσω δὲ 42 Il est également possible que Démosthène ait effacé ce point dans son discours au cours de la rédaction pour la publication, mais cette probabilité est trop hypothétique pour servir de base à l’analyse. οὐδὲ τῆς ἀσφαλείας Ceux qui au contraire s’appuient sur la justice pour le jugement (τῶν δὲ δικαίως τὰς κρίσεις ἐνισταµένων), et qui dénoncent sur preuves les misérables voués aux malédictions, ont une attitude toute contraire, qui est la mienne134. ), Démosthène: Contre Aphobos I et II. Voir encore Esch. Suivis des fragments d’Antiphon le sophiste, Paris, Les Belles Lettres, 1923, p. 42, n. 2 ; Gagarin (éd. Il l’appelle entéléchie d’un corps physique parce que certains corps sont l’œuvre de l’art et ont été façonnés par l’homme : par exemple, une tour, un vaisseau ; et que les autres au contraire sont des œuvres de la nature, comme les plantes et les corps des animaux ; d’un corps organique, c’est-à-dire organisé pour une fin, comme la vue pour voir et l’ouïe pour entendre. homme de cette espèce? ), Démosthène. Voir en particulier p. 202-241. obtenir la punition d'un crime. ), Problèmes du genre en Grèce ancienne, Paris, Publications de la Sorbonne, 2007, p. 212, n. 73. Comment Il se dédouane ainsi du rôle de sycophante en attaquant la conduite de l’adversaire. répond aux accusations d'Eschine qui, le taxant de "sorcier", 151 Yunis (éd. Le paradoxe du témoin débouche ainsi sur l’idée non moins paradoxale de plaidoiries sans plaideur. Tout maraud qu’il est, il ne s’exposera pas d’aujourd’hui à se faire rosser une seconde fois. Surtout, il explique que son adversaire se prévaudra probablement de son inexpérience pour souligner, au contraire, l’expérience des procès de Lycurgue : Mais voici qu’en outre Léocrate va s’écrier tout à l’heure qu’il est un simple particulier (ἰδιώτης), en proie à un discoureur et à un sycophante retors (καὶ ὑπὸ τῆς τοῦ ῥήτορος καὶ συκοφάντου δεινότητος ἀναρπαζόµενος). ), Nomos: Essays in Athenian Law, Politics and Society, Cambridge, Cambridge University Press, 1990, p. 83-102 ; David Harvey, « The Sykophant and Sykophancy: Vexatious Redefinition? τῇ πόλει χρῆται. τὸν ἀγῶνα, οὐκ You can write a book review and share your experiences. 44 Voir Siron, « Le laconisme des Athéniens », art. qui ouvre l'assemblée du peuple en maudissant les traîtres La justification donnée aux juges s’appuie sur l’argument de la brièveté du discours. Le passage d’Hypéride donne l’occasion d’approfondir une autre conclusion. Le cas le plus connu est celui de Lycurgue132, qui se justifie dans le Contre Léocrate de ne pas être un sycophante. citoyen. (3) N'est-ce pas sur un tel homme? Il n’est donc pas ici question de compréhension mais de conviction : un énoncé bref est le mieux à même d’entraîner l’adhésion du destinataire67. Alcibiade lui-même dénonce l’ironie de Socrate, qui possède en fait une excellente mémoire (336d3-5). actes privés ; pour celle de cet individu, c'est le contraire, Est-ce ce que tu l'as fait, toi aussi ? 154 Le discours date de 354/353 alors qu’il est né en 436. 26La fin de la phrase, traduite par Alfred Croiset et Louis Bodin comme une proposition finale, peut être rendue littéralement par « si je dois être persuadé par toi ». Le plaignant ajoute qu’il va essayer d’exposer aussi rapidement que possible la suite des faits, alors qu’ils concernent le cœur de l’affaire : le poison est versé par la compagne dans les coupes bues après le repas. 180 Carey (éd. Après avoir rappelé la teneur de l’affaire et un point particulier concernant la torture de l’esclave, le plaignant anonyme a effectivement déclaré : « En voilà assez sur ce sujet. 3, « The Politics of the Small Voice ». Plusieurs dénominations chrétiennes, dont les Églises catholique et orthodoxes, le vénèrent comme un saint, et il … se présenter devant vous. 133 Il ne semble pas s’en formaliser pour autant, au contraire de ce qui a été développé concernant les manières des plaignants pour se présenter comme ne maîtrisant aucun des codes législatifs avant d’avoir été mis en procès. 2.143. Plaidoyers politiques, I, Paris, Les Belles Lettres, 1954, p. XXXII. quand vous seriez tous contre moi, je la….. AE. Cet argument, qui revient à plusieurs reprises dans les discours conservés102, est paradoxal : le plaignant manifeste son manque de connaissance des joutes judiciaires, mais laisse la place à des individus reconnus comme des spécialistes dans l’art des discours. 277 76 En ce qui concerne l’inexpérience, l’ἀπειρία n’est pas seule considérée : les passages utilisant ἰδιώτης ont aussi été pris en compte. 127 L’idée de groupe ne s’entend qu’au sens d’ensemble d’individus. δὲ ἀδικήματος : préparer pour soi, machiner (συνεσκευασμένος,η,ον Discours pour Ctésiphon, contre Eschine. Supporting Speakers in the Court of Classical Athens, Historia Einzelschriften, 147, 2000, p. 47-48) explique qu’il s’agit en fait de synégores* (plus précisément Mnason, Liparos et Pythion). 53.13), au sujet d’un procès qui a lieu autour de 365, deuxième affaire connue où Apollodore se porte partie, après le Contre Callippos (Dém. 281 Animé de cet Hesk reprend et développe la perspective d’Ober sur le fait que le dénigrement de la rhétorique témoigne de l’idéologie démocratique, qui veut que l’élite ne prenne pas trop d’importance sur la masse. 124 Voir Aristote, Constitution des Athéniens, 9, 1, repris dans Plutarque, Vie de Solon, 18, 6. εἰ δ ΄ ἄρ ΄ ἀνάγκη, 42Vincent Azoulay a récemment précisé cette interprétation en distinguant à l’Assemblée, dans les tribunaux ou au Conseil* entre participation excessive et participation ordinaire, laquelle n’équivaut pas à un désengagement total119 : la tranquillité vantée par les sources ne signifie pas, dans le contexte judiciaire, le refus d’assister aux procès, notamment en tant que juge, mais de prendre la parole c’est-à-dire d’être l’une des parties qui s’opposent. : lui, elle, le, la (pronom de rappel), δικαίως τὴν αὐτὴν ἔχει Dans le discours d’Accusation d’empoisonnement contre une belle-mère rédigé par Antiphon, le plaignant explique comment, selon lui, sa belle-mère a mis au point un plan pour empoisonner son père (§ 14-17) : celle-ci aurait mis à contribution la compagne45 d’un proche du défunt, les deux hommes participant à un sacrifice au Pirée et devant partager ensuite un repas. 19.279. 149 Dém. Il ne s’agit pas tant de dévoiler rapidement un fait que d’en montrer tous les aspects. cit., chap. Voir, par exemple, Esch. ), Demosthenes: Selected Private Speeches, Cambridge, Cambridge University Press, 1985, p. 168. Καίτοι τίς ὁ οὐδὲν τῶν τοιούτων Luciano Canfora (Histoire de la littérature grecque d’Homère à Aristote, trad. Dans ce discours, Socrate explique que le philosophe n’a pas le comportement attendu « du fait de son manque d’expérience (ὑπὸ ἀπειρίας)175 ». Ces derniers sont mentionnés comme procédant de l’évidence des faits. Dodds précise d’ailleurs que, dans ces deux passages, la concision (συντοµία) de Protagoras et de Gorgias consiste en la manière de transmettre des informations et non pas dans le moyen de les acquérir par l’enquête philosophique64. Au cours de ce discours, Isocrate se conforme au motif de « l’inexpérience des procès (τὴν ἀπειρίαν τῶν τοιούτων ἀγώνων)153 ». qui? cit., p. 93. Or quel est l'homme qui trompe la cité? : savoir, κῆρυξ L’explication réside peut-être dans la position adoptée par Isocrate, centrée sur les discours d’apparat plutôt que sur les discours judiciaires. Les orateurs ne sont néanmoins pas les seuls à agir de la sorte. : adv. cit., p. 16) qui explique que Lysias se dit inexpérimenté « alors qu’il n’était plus tout à fait un jeune homme » pour y voir un « artifice rhétorique […] guère contestable ». è. 18.233. Au contraire, n’importe pas tant ici la dépréciation de l’Autre – qu’il s’agisse de l’adversaire pour les plaignants ou des orateurs en général pour Socrate – que la mise en scène, de la part de l’énonciateur, de sa propre incapacité à faire des discours. prévoit un danger, ce n'est pas lui qui est au même

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